Georges Faget-Bénard
Peintre graphiste


La croisière s'est amusée. Elle s'achève. j'en reviens avec l'image du scarabée égyptien ancrée dans la tête. Je le connais pourtant déjà très bien. Lors de mon séjour en Roumanie, je m'échappais souvent vers Istaboul où le Caire et passais des journées entières dans le Musée, à contempler les portraits du Fayoun ou les joyaux de Touthankhamon. mais là, c'est différent. Je sens qu'il y a quelque chose à y découvrir. Un message qui me parait essentiel.
Je fais un prototype puis un moulage, puis dix, vingt, cent, que je décore chaque fois de manière différente ! Je deviens une vraie usine à scarabées ! De bouche à oreille, la chose se propage et je les vends. Quelques mois plus tard, je les livre au BHV, dans les boutiques ésotériques de Paris, puis ils sont vendus par correspondance dans une revue.

Penser avec ses mains, suivre un chemin millénaire, reconstruire, tiré par une étoile, un rêve pour tenter de comprendre.

l'égypte

scarabée égyptien
Le témoin du coeur.

Ce scarabée était, pour les égyptiens, le témoin du coeur. On le posait sur la poitrine du défunt en gage de sincérité. Jusque là, je n'avais pas compris.
Un soir, un peu agacé par ce mystère, j'ai eu l'impulsion de faire une sculpture. Sur un carré, une sorte de terrain boueux sur lequel j'ai posé un scarabée sans tête. Devant lui, un passage formé de deux allumettes. Au delà, il fallut poser sa tête. Et brutalement je compris pourquoi Saint denis tenait sa tête sous son bras pour remonter le Montmartre : il faut mettre sa tête au niveau du coeur.

l'égypte

 

 
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