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CHAPITRE 1 : Douceur Toscane 3 | ![]() |
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Après un passage à Aubervilliers où nos émigrés trouvent à loger dans une pauvre bâtisse de bois où naîtra Juliette en 1908, on retrouve la famille Pellegrini, l'année suivante, 309 avenue du président Wilson, à Saint-Denis la plaine, au troisième étage d'un immeuble très vivable, dont l'escalier est éclairé au gaz. Au long d'un vaste couloir, capable de contenir une table, se disposent, immédiatement à gauche, les cabinets, puis la salle à manger, grande pièce perpétuellement occupée par Pépino, presque toujours à table lisant son journal et aussi souvent chassé par sa femme ou sa fille ; ensuite une grande cuisine dont la fenêtre donne sur les jardin du gaz de France, enfin, à droite, deux chambres. La première, spacieuse, abrite Giusepe, Teresa et Juliette (au début), la seconde est pour les filles. Ada et Agnès ont respectivement 12 et 10 ans. Le soir, on s'éclaire avec la lampe à pétrole. Pepino a obtenu l'appartement par le Gaz de France où il travaille, mais cela ne dure pas : il est vite chômeur. Grâce à la maigre allocation et le travail de Teresa, ils peuvent néanmoins continuer d'y habiter. | ![]() |