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EN RECONSTRUCTION

Damnés peintres et peintres damnés

Jean Béraud
Jean Béraud

Ces damnés peintres

Au sortir de la guerre de 1870, du siège de Paris, puis de la défaite de Napoléon III et la Commune de Paris en 71, toute une génération de peintres magnifiques s'est vue portée aux nues académiques, pour être brutalement dépassée par une vague montante avide de se déchainer après 1918. Cette "nouvelle Vague", orchestrée et soutenue par divers financiers de l' ère industrielle naissante, va aboutir dans les années 1950 à ce qu'on appelle aujourd'hui "L'Art Contemporain" et qu'on appelle avec humour "l'art comptant pour rien". Puisqu'il n'est mû que par le profit et la spéculation. C'est là toute une histoire sur laquelle il n'est pas mauvais de faire le point. On lira avec intréret les livres de Aude de Kerros sur la question.

Les critères de l'oeuvre d'art peinte ont toujours oscillé entre plusieurs pôles allant du témoignage-constat social, avec Brughel ou Le Nain, par exemple, jusqu'à la littérature religieuse en passant par la décoration pure et simple. Ainsi les époques s'imbriquent-elles entre ces trois modèles avec plus ou moins de force et de valorisation. La peinture de paysage étant considérée comme mineure jusqu'au milieu du 18e siècle. (et cesse d'être méprisée avec les peintres anglais, par exemple : Gainsborough puis Turner). Cela venait évidemment des commanditaires, pour la plupart religieux ou Hommes de pouvoir. Comme alors la culture avait une certaine importance, l'Homme et l'humain valant pour sa faculté de penser et non pas uniquement celle d'être coté en bourse, était placé au dessus de tout, tout lui étant relatif. La gloire, la force, l'importance sociale, le récit de combats de domination ont eu leur chef d'oeuvres. Puis l'oeuvre s'embourgeoise avec le commanditaire (Rembrandt, Rubens). Il va falloir attendre la mort de Louis XIV pour que le "Théâtre social" (hors la jet-set) puisse avoir sa représentation avec Watteau, puis Fragonnard ou Boucher pour doucement s'avancer vers un autre degré de démocratisation avec la Révolution Française et Napoléon 1er, où, conjointement à l'épique, on trouve de "petites" oeuvres qui ne sont basées que sur le constat. "Tiens, c'est joli, ça, ça fera bien dans la cuisine" (On peint ce que l'on voit et rien d'autre, ce qui va prévaloir ensuite avec les Impressionnistes).

La plupart du temps, on situe cette démocratisation à partir de la Renaissance. Cela est probable pour la civilisation occidentale et chrétienne, mais beaucoup moins pour l'Egypte, la Grèce ou Rome où la vie sociale est représentée sans fard et dans son quotidien - je pense aux fresques érotiques de Pompei -. La véritable rupture, à mon sens, vient après l'Art officiel absolu de Napoléon III et l'apparition de peintres comme Alphonse de Neuville et Edouard Detaille, qui vont quitter la représentation Romantique pour un réalisme rare, pratiquement journalistique....et jamais vu....puisqu'ils ne glorifient personne et ne font que constater.

Par exemple Alphonse de Neuville avec l'attaque de la gare de Stiring ou Edouard Detaille, avec "Les otages", ci dessous :

Alphonse de Neuville

Alphonse de Neuville

Edouard Detaille


Jean-Baptiste Edouard Detaille : "Les otages"

Car ces hommes, qui ne sont pas encore "Impressionnistes", dans les faits techniques, sont de vrais témoins de leur temps. Que ce soit sur la guerre de 1870, le massacre de la Commune, le développement industriel, la condition ouvrière, l'establishement bourgeois, la vie politique ou culturelle. Ils sont face à l'actualité, de plein pied avec leur époque. Ils sont non seulement des témoins, mais des reporters au sens actuel du mot. Et ceux là, précisément, seront remplacés par la photo.



 

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