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PEINTRE A PIGALLE La
Place Pigalle occupe l’emplacement de l’ancienne
barrière Montmartre du mur des Fermiers –Généraux.
Le bâtiment édifié par Ledoux en 1772, de forme carrée et orné de colonnes
vermiculées occupe jusqu’en 1862 l‘espace tenu actuellement par la pièce
d’eau. | ||
On notera, au centre du bloc d'immeubles situé en
haut à droite un jardin central. Il s'agit d'un ancien couvent
transformé en hospice. L'entrée de cet ex-couvent se trouve rue des Martyrs, juste en face de chez Michou. |
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![]() Vue de Montmartre depuis les Porcherons |
A la fin du règne de Louis XV, le théâtre est roi. |
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C’est
ce fameux mur des Généraux haut de 3,30 mètres et 23 kilomètres de long qui
tient alors Paris intra muros. Très impopulaire, il a aussi
comme effet pervers de maintenir la population pauvre à l’écart. Les prix
étant nettement moins élevés au delà puisque sans taxes. Arrive
la révolution.
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![]() Un des pavillons d'octroi construit par Ledoux |
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![]() Démolition de la barrière des Martyrs |
Après
la Révolution, pendant le Directoire et la Restauration, la spéculation
reprend de plus belle. Montmartre
et sa célèbre Butte tient donc sa notoriété de cette absence
de Taxe. Mais bien avant la construction du mur les moulins se transforment
en « Guinguettes » du nom de la piquette qu’on y sert :
le Guinguet. On vient déguster des galettes concotées par
les meuniers et s'y encanailler en dansant. |
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Le
lieu n’est qu’au début de sa notoriété.
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![]() Alfred Renaudin : au loin l'exposition universelle 1900 |
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Le contraste est grand
de l'autre côté du boulevard de Rochechouart. Jusqu'en 1860
on peut le justifier par les prix des logements, mais autre chose se prépare.
Pendant que les personnages en vogue s'illustrent dans les salons, prônant
leurs oeuvres conventionnelles, la nouvelle génération s'annonce.
La misère lui importe moins que l'idéal. Elle va renverser
le monde artistique. Après la chute du mur, à partir de 1860, on voit venir un groupe de jeunes gens qui prétendent au plein air : on les appellera les impressionnistes, par boutade.
Déjà, à la fin du XVIIIe siècle, Georges Michel, pionnier des peintres de Montmartre, est le premier à considérer le paysage en tant que sujet pictural et non en tant qu'élément décoratif ou illustratif de sujets religieux ou littéraires. En 1840, Jean-Baptiste Corot, peignant le moulin de la Galette, exécute le premier tableau inspiré par la Butte. |
Après la guerre de 1870 et la tragédie de la Commune, le mouvement se développe autour de Manet, avec Monet, Pissarro, Sisley, Renoir, Degas, Berthe Morisot, Mary Cassat et Cézanne, qui en partira en 1877. Ils se réunissent à Montmartre dans différents cafés et ne choisissent plus leurs modèles dans la grande bourgeoisie, mais dans le petit peuple ce qui va bientôt occasionner le "marché des modèles" de la place Pigalle. |
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Le siècle se termine avec l'ouverture du Cabaret du Chat Noir en 1881 et celle du Moulin Rouge, en 1889 et que va venir hanter un nabot de génie nommé Toulouse Lautrec. Les Nabis, Bonnard, Vuillard , Denis, dans la mouvance de Gauguin ( qui habita le Maquis), se réunissent place Clichy et forment plus tard le groupe des peintres de la Revue Blanche. |
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Mais
l'aventure ne s'arrête pas là : de 1903 à 1908, c'est
le Fauvisme avec Derain, Vlaminck, Van Dongen, Raoul Dufy, Derain, Matisse,
puis Modigliani, Picasso, Braque, Juan Gris.... |
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