Georges Faget-Bénard
Peintre graphiste



1995 Jean Pierre Duperey, dont je fus le partenaire dans "Les Vagabonds", à qui je dois (même involontairement) Les Degrés symboliques, prépare un spectacle au Théâtre Toursky de Marseille sur un texte de Marie Cardinal : "La mule de Corbillard". Il me demande d'imaginer une scénographie (y compris sonore), lui s'occupant de la direction d'acteur.

Comme d'habitude tout arrive en même temps. Catherine Brieux monte "Le bout de la route" de Jean Giono, à Auxerre. La première a lieu le 26 janvier.
Marseille jusqu'au 14 mars, ensuite Le Mans, pour un autre spectacle, dont je ne fais que la bande sonore : "Éclats de vie", de Bernadette Rollin.
On reprend le "Van Gogh" au Lucernaire encore une fois ( la pièce va être jouée plus de 800 fois)
Reste à peindre sans relâche : j'expose à l'Orangerie du Sénat en août.
Enfin, rue de Seine, chez Lilianne François, j'expose pour la troisième fois, tout au long du mois de décembre.
Entre temps, le 7 novembre, je suis devenu professeur à l'Atelier du Passage, dans le joli Passage Geffroy-Didelot, qui relie la rue des Dames au boulevard des Batignolles. Entre 14h à 17h, J'ai deux élèves : deux Françoise. .


1996 Les cours n'occupent que le mardi après-midi, mais le nombre des élèves grandit rapidement. Ils sont 13 le 16 janvier. Il faut penser à s'agrandir. Le 27 février, on ouvre le matin, de 10h à 13h. En avril, j'occupe toute la journée du mardi. De 10h à 17 h.
Autre décor, autres lumières: "Il ne faut jurer de rien" (15 avril).
Mardi 14 mai, j'ai 18 élèves répartis sur la journée, ce qui fait qu'à la rentrée de septembre, j'ouvre le lundi et le mardi toute la journée, avec 26 personnes. La règle du jeu est que nous peignons ensemble, ce qui me permet de travailler et aux élèves de voir comment cela se fait. Il me faut quitter la rue des Épinettes pour la rue des Dames.

1997 Un projet me passionne particulièrement. Il s'agit d'aller éclairer l'intérieur de la Cathédrale de Chartres pour le Festival du sacré qui va s'y tenir à la fin du mois de janvier. Je suis enfermé 8 nuits de suite dans la Cathédrale pour y régler les lumières, trouver mes angles, écouter son silence. C'est un immense moment.
On y donne "Thérèse", une évocation du parcours en étoile filante de la Sainte.

Autre moment de grâce : auprès d'Olivier Latry, organiste titulaire des grandes orgues de Notre-Dame-de-Paris, qui m'est présenté par Gilles, grâce à qui je peux photographier la nef pendant l'office du haut de la mezzanine, en vue d'un tableau à composer.

Toute l'année passe à peindre, mais comme à présent je peins à l'huile, le rythme n'est plus le même : que 10 oeuvres.
Les toiles sont exposées dans la Galerie qui m'accueille à présent : "Mouvances", place Vosges, sous la direction de la belle et délicate Sylvie Auteff, et s'en vont au quatre coins du monde.



1998 Il faut se rendre à l'évidence : il faut ouvrir aussi le soir. Je suis donc à l'Atelier du Passage de 10 h à 21h30 le lundi et le mardi. avec cinquante élèves en tout.
Enseigner m'apporte beaucoup. Il faut résoudre les problèmes, inventer des solutions, expérimenter d'anciennes ou de nouvelles techniques.
Une commande m'envoie à Florence. Pendant le voyage en train, j'écris un essai sur ce que pourrait être, aujourd'hui, une technique idéale pour une peinture classique.
(publié sur internet, sur le site http://www.atelier-passage.com/journal )

les communards

1999 Nouvelle exposition chez Sylvie Auteff, place des Vosges.
Le 31mars, la mort de mon père. Je trouve des papiers de famille, pratiquement tous les documents qui me permettent d'établir ma généalogie et, avec l'aide d'un praticien élève de l'Atelier, je suis la piste de la psychogénéalogie. Il m'est possible d'écrire l'histoire de la lignée depuis 1800. C'est le travail de presque toute l'année, ce qui n'empèche pas de peindre.
Sans exactement le savoir, je suis revenu au point de départ de ma famille, rue des Dames, où travaillait mon grand'père maternel, rue L Lévis où une cousine avait un magasin de chaussure, et Passage Geffroy-Didelot où mon oncle et ma tante venaient danser, chez Tony Murena.
J'ai beaucoup de plaisir à être local (et localisable !)
L'Atelier du Passage devient une véritable entreprise. Chaque année apporte son amélioration.

2000 Préparation du disque et du spectacle de Pascal Danel. (pochette, livret et campagne de presse). Lumières des "Règles du savoir vivre" au Théâtre de Grenoble, repris à Beauvais. Une extension des cours va s'installer à Championnet loisir, dans le 18e arrondissement. La connaissance de ma généalogie bouscule un peu mon programme des degrés symboliques. Il faut faire une place pour "Paris l'intemporel".

2002 Ouverture de "La Menuiserie" galerie qui sert aussi d'Atelier, au 106 rue des Dames 75017. On y expose les amis professionnels : Jean Soyer, Yves Michel, Yo Coquelin, Serge Poujon, puis parmi les bons éléments de l'atelier : Rebecca Hong, Anne-Marie Souhaité et quelques artistes extérieurs, photographes et graveurs.

http://www.atelierdartistes.fr

2003 L'atelier du Passage et "La Menuiserie" sont complémentaires pour enseigner les techniques de la peinture. Tout ou presque y est abordé : le couteau, l'abstrait, l'impressionnisme, la copie d'ancien, le figuratif, le réalisme fantastique, l'hyperréalisme et le maxiréalisme. "La Menuiserie" se spécialise dans les techniques anciennes. Petits effectifs, travail minutieux.
  2004 Expo à Bordeaux
Simone Bénard première
2005 23 mars Mort de Simone Bénard mère. Les Maxiréalistes Musée de l'Ile-Adam
2006 Exposition à Versailles, à Lamballe
Simone Faget

2007 Exposition à Villepreux. Le succès de l'entreprise se confirme, tant à l'Atelier du Passage qu'à "La Menuiserie" Le Passage totalise 240 personnes par semaine, toutes techniques confondues. La "Menuiserie" , avec ses petits effectifs (six personnes par session) en accueille 70. Néanmoins, j'y poursuis mon travail de peintre.
Nouvelles alarmantes de la Creuse. Simone est hospitalisée à Guéret le 23 avril.
Le 11 mai, Simone Faget nous quitte.


2007 Fermeture définitive du Théâtre des Cinq Diamants

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2008 Préparation de l'exposition "Paris l'Intemporel", Galerie mouvances, Place des Vosges, pour mars 2009. L'idée est sur le magazine "Oeillades".
Le paysage Anglais à l'honneur. Expo en janvier 2008.